Découvrez les chiffres clés des réseaux de chaleur et de froid en France

L’étude de référence sur les réseaux de chaleur et de froid
L’enquête annuelle des réseaux de chaleur et de froid est réalisée par FEDENE Réseaux de chaleur & froid, avec le concours d’AMORCE et sous la tutelle du Service de données et études statistiques (SDES) des ministères chargés de l’environnement, de l’énergie, de la construction, du logement et des transports.
Près de 3000 bâtiments sortis des énergies fossiles en 2025
L’année 2025 a permis d’effectuer 2 880 raccordements aux réseaux de chaleur, pour atteindre un total de 55 319 bâtiments raccordés, soit une augmentation de 5,5 % en un an et de 65 % sur 10 ans.
La France métropolitaine compte désormais 1 073 réseaux de chaleur contre 1 041 en 2024. Cette croissance est le résultat du cadre favorable mis en place par l’État, notamment avec le Fonds chaleur et l’augmentation de son enveloppe depuis 2021 , qui a été un catalyseur du développement de la filière
Outre les nouveaux bâtiments raccordés, le développement des réseaux de chaleur se traduit aussi par la création de nouveaux réseaux et l’extension de ceux existants, avec + 451 km de canalisations en 2025, soit la distance entre Marseille et Dijon, portant la longueur totale des réseaux à 8 395 km.
Les chiffres clés de l’étude pour les réseaux de chaleur (données 2025) :

Les réseaux de chaleur, bouclier contre les aléas géopolitiques
Après une année 2025 marquée par une hausse de 8,6 % du prix moyen du gaz facturé aux ménages (source : SDES), les tensions géopolitiques de 2026 font à nouveau grimper les prix. Cette situation rappelle à quel point la dépendance aux énergies fossiles expose les ménages, les collectivités et les entreprises aux fluctuations du marché.

Dans ce contexte, les réseaux de chaleur alimentés majoritairement par des énergies renouvelables et de récupération (EnR&R) présentent des atouts solides. Ils fournissent une chaleur décarbonée, au coût durablement maîtrisé, avec des risques d’approvisionnement limités et une compétitivité préservée.
Le rythme des raccordements montre l’intérêt que les territoires portent à ces solutions collectives. Elles permettent de mobiliser des ressources locales, comme la chaleur récupérée auprès des industries ou des unités de valorisation énergétique des déchets (UVE), la géothermie profonde ou la biomasse. Certaines de ces ressources sont difficilement accessibles à l’échelle d’un seul bâtiment.
En s’appuyant sur ces énergies, les réseaux de chaleur proposent un prix largement déconnecté des marchés de l’énergie. Ils contribuent ainsi à la souveraineté énergétique de la France, en remplaçant des combustibles fossiles importés.
Les réseaux de froid, une solution vertueuse pour adapter les villes au changement climatique
Les épisodes caniculaires sont de plus en plus fréquents, intenses et précoces. Face à ce constat, le développement de solutions de refroidissement actives et bas-carbone, comme les réseaux de froid, devient un enjeu majeur d’adaptation au changement climatique.
En 2025, la France compte 52 réseaux de froid urbains. Ils desservent 1 896 bâtiments par l’intermédiaire de 314 km de canalisations et ont livré 966 GWh de froid, soit 11 % de plus qu’en 2024.
Ces réseaux répondent à des enjeux de santé publique et de confort d’été, tout en limitant les émissions de carbone liées au rafraîchissement. Ils mobilisent des ressources locales comme l’eau des fleuves, des lacs ou de la mer, ainsi que la géothermie.
En 2025, leur contenu carbone moyen s’élevait à 20 gCO₂/kWh en analyse de cycle de vie.
Les chiffres clés de l’étude pour les réseaux de froid (données 2025) :

L’objectif : poursuivre et amplifier la dynamique
Poursuivant leur développement, les réseaux de chaleur et de froid s’imposent comme une protection face aux crises énergétiques et comme une réponse concrète aux effets du changement climatique.
Parce qu’ils reposent en majorité sur des énergies renouvelables et de récupération, ces réseaux aident les ménages, les collectivités et les industriels à décarboner leurs besoins en chaleur. Ils leur permettent aussi de mieux maîtriser leurs dépenses et de moins dépendre des marchés des énergies fossiles.
La progression de ces réseaux ces dernières années est à mettre en relation avec l’augmentation du budget du Fonds Chaleur, véritable catalyseur de leur développement. Pour que cette dynamique perdure et s’amplifie, en cohérence avec l’engagement de la France de sortir des énergies fossiles, ce Fonds Chaleur doit être renforcé pour répondre à la demande des projets prêts à démarrer.
Retrouvez tous les chiffres de l’enquête annuelle et son historique sur notre site interactif :